AUTODIDACTE

 

Admiratif de Francis Bacon, j'ai travaillé naturellement la défiguration. Puis, afin de revenir à un trait plus personnel, j'ai peint plus brut, spontané, privilégiant le mouvement et son humeur. Aujourd'hui, je fais la synthèse des influences passées, je définis ma peinture "figurative abstraite". Les motifs et les couleurs sont foisonnants. Je les travaille principalement à l'acrylique jusqu'à  l'harmonie du monde caché de mes émotions... Un Tout dans le tout...

 

J'aime me rappeler au monde en relisant souvent sans savoir y répondre la question que me posait récemment une passionnée d'histoire de l'art : Lorsqu'on regarde attentivement votre travail, on perçoit le désir de la manifestation intérieure, qu'il s'agisse de l'anatomie humaine ou animale ou de quoi que ce soit d'autre, comment parvenez-vous à toucher quelque chose d'aussi spirituel et à le transférer dans notre monde matériel ? 

 

J'aime à le faire aussi en citant Henri Bergson...  : "si la réalité venait frapper directement nos sens et notre conscience. Et si nous parvenions à entrer en communication immédiate avec les choses et avec nous-même, je crois bien que l'art serait inutile ou plutôt que nous serions tous des artistes car notre âme vibrerait alors à l'unisson avec la nature....... Nos yeux créeraient des tableaux magnifiques........ Nous entendrions chanter au fond de nos âmes la mélodie de notre vie intérieure... Malheureusement, si tout cela est en nous et tout autour de nous, rien n'est rarement perçu par nous... Entre nous et notre conscience s'interpose un voile épais pour le commun des hommes, plus transparent pour les poètes et les artistes...."

Voila comment je recherche avec mes moyens une peinture la plus cristalline possible et entends offrir une forme de transparence à qui voudra bien regarder à travers. 

 

Article de Jean-Pierre KOTCHIAN à l'occasion d'une exposition à la Galerie Rive Droite à St Etienne : "Quelque chose d'intrigant, des œuvres venues d'ailleurs, presque Daliennes : comme disait Salvatore Dali, l'unique chose dont le monde a besoin est l'exagération. Là justement l'artiste n'a pas retenu sa main pour s'exprimer et je devine aisément ses gestes amples et "exagérés" pour donner naissance à ses enfants. Plantés sur le flanc droit de la seconde salle d'exposition, ces figures, ces formes tressées avec une précision de folie, vous prennent et vous enlacent de façon à vous faire traverser ce tourbillon de couleurs".